Synopsis

Lina, jeune Lituanienne de quinze ans très douée pour le dessin, voit sa vie basculer un jour de juin 1941, lorsqu’elle est arrêtée par la police stalinienne. Déportée avec sa famille dans un camp de Sibérie, Lina fait la rencontre d’Andrius. Tous deux résistent avec leurs armes : leur foi en l’humain et leur indéfectible optimisme…

  • Roman
  • Gallimard Jeunesse
  • Pôle Fiction
  • 2011
  • 414  pages

Quelques mots sur l’auteure

Ruta Sepetys est née d’un père réfugie lituanien. Elle étudie la finance internationale au Hillsdale College et vit quelque temps en Europe. Puis elle part pour Los Angeles afin de travailler dans l’industrie de la musique.

Ce qu’ils n’ont pas pu nous prendre (Between Shades of Gray, 2011) est son premier roman.

Elle vit dans le Tennessee, à Nashville, avec sa famille.

Mon avis

Nous avons décidé avec une amie de lire ce livre en lecture commune. Pour les curieux, elle possède une page Facebook où elle partage pas mal de choses bien sympathiques : Calamity Jess, Lectrice et Gribouilleuse.

Ce qu’il n’ont pas pu nous prendre fait partie de ces lectures dites « difficiles ». Ces lectures qui racontent l’horreur des camps, qui témoignent de l’atrocité des faits. Paradoxalement, c’est un des genres de lecture que j’affectionne. Je pense qu’il est important que ces écrits ne disparaissent pas, pour ne pas oublier, pour le devoir de mémoire.

Dans ce livre, malgré la tension, la peur, la tristesse, la révolte que j’ai pu éprouvé, j’ai senti cette vague d’optimisme emmenée par Lina. Malgré son jeune âge et les incompréhensions qui persistaient concernant son sort, elle a toujours cru qu’elle s’en sortirait et que toute sa famille serait un jour réunie.

J’ai également été touché par la force de cette mère qui est prête à tout donner à ses enfants malgré les privations que cela engendre. Cette faculté qu’elle a eu à toujours dédramatiser les situations a aidé tout le camp à y croire encore, à s’envoler vers cette liberté tant espérer.

Ce roman est classé dans la littérature jeunesse. J’ai trouvé la plume de l’auteure très vraie, parfois dure, une écriture mature et pleine de vérité. Cependant je le trouve plutôt accessible. Oui la littérature peut traiter de sujets sensibles comme ce et d’une très belle manière.

Oui, l’histoire est horrible, enfin je devrais plutôt dire l’Histoire mais cet ouvrage est pour moi plein d’espoir. Un cri pour la vie là où la mort frappe chaque jour à la porte.

J’avais à peine seize ans, je n’étais qu’une petite orpheline perdue aux confins de la Sibérie, mais je connaissais la réponse. C’était même la seule chose dont je n’avais jamais douté. Je voulais vivre., Chap. 81, p.392

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