Synopsis

Hervé Dubuisson. Certains noms dépassent parfois du cadre. C’est le cas pour celui du basketteur mythique des parquets français. Hervé fut l’enfant prodige de ce sport. Recordman de points marqués en match, son shoot au poignet cassé a durablement imprimé l’histoire et généré des vocations. Nicolas Batum – en préface de cette biographie- considère Dub comme le Zidane du basket. Tony Parker, Joakim Noah, Boris Diaw et tellement d’autres stars françaises de la NBA l’adulent et le respectent parce-qu’il fut le premier Frenchy à se voir proposer un contrat dans le plus prestigieux championnat de basket mondial. Et sa gueule d’ange de l’aider à monter plus haut, plus vite que les autres.

Dub, c’est un style, une carrière, des records… Une légende. Mais au début des années deux-mille, alors qu’il entame une carrière d’entraîneur aussi prometteuse que l’a été celle de joueur, tout s’arrête dans une rue sombre. C’est l’accident. Le coma suivi d’une amnésie partielle. Plusieurs années de sa vie ont simplement été effacées, et Hervé Dubuisson de reconstituer le puzzle de son existence depuis.

Avec Une vie en suspension, la journaliste Stéphanie Augé reprend la route de sa mémoire et le paysage que l’on contemple est riche et saisissant.

  • Biographie

  • Les Editions Ipanema

  • 15 octobre 2015

  • 216 pages

Mon avis

Pour tous les passionnés de basket, Hervé Dubuisson est un nom qui résonne comme celui d’un génie de la balle orange. Ce personnage est connu et reconnu dans le monde du sport. Je suis moi-même joueuse de basket et supportrice des Sharks d’Antibes et du Cavigal Nice Basket. Hervé Dubuisson est étroitement lié à l’histoire du club d’Antibes puisqu’il y a joué et entrainé. Sa femme, elle, a contribué à l’histoire du Cavigal de Nice. Je me devais donc de lire cet ouvrage. Je remercie d’ailleurs un ami de me l’avoir prêté.

Dans ce livre, on part de l’enfance de Dub pour découvrir qu’il a d’abord été licencié dans un club d’athlétisme du nord. On lui reconnaissait déjà une certaine détente et une facilité pour le sport. Mais le basket n’est pas loin puisque les jours de pluie il s’amuse avec ses amis à tirer au panier dans une salle du village. Ses qualités de shoot seront tout de suite remarquées et c’est à ce moment là que commence son histoire avec ce sport. Ca ne le lâchera plus jamais. Il devient le plus jeune joueur professionnel après avoir signé son premier contrat pro avec Denain Voltaire. S’en suivra une ascension fulgurante. Jusqu’à l’accident.

On découvre alors un homme perdu, amnésique, démuni. Il aura tout oublié, tout sauf le basket. Un trou noir de 7 ans. Alors entraîneur au SLUC de Nancy avant l’accident, en se reveillant de son coma il pense être joueur au SLUC, ne reconnait pas sa famille ou ses amis, sauf ceux ayant un rapport avec son sport.

Ce livre est un petit bijou. On suit le combat d’un homme pour retrouver une vie normale. On y voit combien il est difficile pour l’entourage de se faire à la nouvelle image du champion. Cependant, il y aussi le revers de la médaille. Celle d’une vie contrôlée par la tutelle, une famille qui trouve son compte dans le fait qu’il ne soit pas apte à se gérer tout seul.

Au combat pour la vie s,’ajoute le combat judiciaire pour retrouver une indépendance, prouver qu’il est capable de faire les choses par lui-même, de retrouver son pouvoir de décision.

Ce livre m’a appris beaucoup de choses sur la vie de ce champion. Je le voyais déjà comme quelqu’un de généreux et de combatif. Je vois que je ne me suis pas trompée.

Le seul point qui m’a un peu dérangé : le style d’écriture, peut être un peu trop journalistique et répétitif pour moi.Ceci étant dit, l’auteure étant une journaliste c’est « logique » mais ce que je voulais dire par là c’est que le style est peut être un peu lourd, pas assez fluide. Cela ne dessert en aucun cas le récit d’une vie.

J’ai ri, j’ai pleuré, je me suis énervée, je suis passée par toutes les émotions possibles. Je le conseille à tous passionnés, pour l’homme, pour le côté humain, pour le sport.

Si je devais ne vous parler que d’un passage qui m’a marqué, je dirai le passage où l’auteure évoque l’enfance de Madlena (ndlr : la femme de Dub). C’est fou combien ces deux-là étaient faits pour être ensemble. Le nombre de rendez-vous manqués est impressionnants puis ce sera finalement cette femme qui sera à ses côtés durant toute sa convalescence et même après.

On peut donc affirmer Dubuisson était un précurseur du basket moderne. Personnellement, il m’a fait rêver, il avait cette capacité à enflammer un match comme par magie, sans avoir l’air de forcer, juste en éclaboussant les rencontres de son talent. [ Vincent Collet – entraîneur de l’équipe de France de basket]

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