Synopsis

Quand Mia, surnommée affectueusement Rabbit, entre en maison de repos, elle n’a plus que neuf jours à vivre. Tous ses proches sont présents à ses côtés pour la soutenir. Jack et Molly, ses parents, incapables de dire adieu à leur enfant, Davey et Grace, son frère et sa soeur, qui la considèrent toujours comme la petite dernière de la famille, Juliet, sa fille de douze ans, qu’elle élève seule, et enfin Marjorie, sa meilleure amie et confidente. Au fur et à mesure que les jours passent et que l’espoir de la sauver s’amenuise, sa famille et ses amis sont amenés à s’interroger sur leur vie et la manière dont ils vont continuer sans celle qui leur apporte tant.

Car, si Rabbit a elle-même perdu la bataille, celle-ci ne fait que commencer pour son entourage

  • Roman

  • Cherche Midi

  • 18 février  2016

  • 454 pages

Mon avis

Dans Les derniers jours de Rabbit Hayes, l’auteur nous dépeint le quotidien difficile d’une malade du cancer qui se sait comdamnée. On retrouve toutes les peurs, les questionnements, de la famille et du malade lui-même quant à « l’après ». Les personnages ont chacun leur façon d’appréhender la chose : entre déni, acceptation, colère, tous les sentiments y passent, selon qu’on soit le parent, l’amie, la soeur ou les frères et soeur.

J’ai trouvé le personnage de Juliet (la fille de Rabbit) très digne face à la maladie de sa maman. Elle a toujours gardé l’espoir que ce ne soit qu’un mauvais rêve et qu’elle se réveillera un jour avec sa maman en pleine forme à ses côtés. Pourtant, on voit bien que plus l’histoire avance, plus la jeune fille se fait une raison. Elle sait mais ne veut pas l’accepter. Elle se raccroche à toutes les petites choses positives qui laissent penser que sa maman va mieux jusqu’à la fin.

Les parents sont quant à eux désemparés et cherchent par tous les moyens de sauver leur fille. Le quotidien de cette famille s’organise autour de Rabbit : les temps avec elles sont précieux, mais une fois la maison de soin quittée, on parle encore et toujours de Rabbit, surtout la maman. Les autres membres de la famille essayent tant bien que mal de continuer à vivre comme si rien n’était.

J’ai été touché par chacun d’entre eux, je me suis mise à leur place en me demandant quelle serait ma réaction dans ce genre de situation.

On a aussi pas mal de passages qui sont en fait des flashbacks de la vie de Rabbit : sa vie de jeune adolescente, d’adulte avant la maladie. On y « rencontre » Johnny, un personnage qui, comme elle, n’aura pas eu de chances dans la vie.

Ce roman est en fait un microcosme, un résumé de tout ce que l’on peut trouver quand l’on vit ce genre de choses. En effet, il y aussi pas mal de personnages secondaires qui gravitent autour de la famille mais qui ne savent pas comment réagir face à temps de détresse. La peur de demander des nouvelles, la maladresse, l’ignorance aussi parfois.

Malgré la gravité du sujet, j’ai trouvé l’écriture de l’auteur fluide ce qui permettait par moment de donner un peu plus de légèreté à l’histoire. Rabitt joue aussi un rôle important dans la manière dont sa famille appréhendera son départ. Elle prépare la vie de sa file sans elle avec un certain détachement et quelques pointes d’humour ci et la.

Je peux dire que j’ai beaucoup aimé la façon dont le sujet est traité ! Une dernière lecture de 2017 percutante, émouvante dont je me souviendrais.

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