Synopsis

A neuf ans, dans le Japon d’avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d’extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu’il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui fera d’elle une vraie geisha.

Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d’une rivale. Elle rencontrera finalement l’amour…

  • Fiction historique

  • JC Lattès

  • 27 septembre 1997

  • 601 pages

Mon avis

Ce roman m’a été prêté par ma meilleure amie Calamity-Jess. Je l’avais depuis un moment dans ma bibliothèque et ne trouvais jamais le bon moment pour le lire. Peut-être parce-que j’avais déjà vu le film tiré de cette histoire. Puis finalement je me suis lancée. Si j’ai un conseil à vous donner ce serait de lire le livre avant pour se laisser porter par l’histoire sans la connaitre au préalable. En effet, le fait d’avoir vu le film, j’avais souvent en tête les séquences du film.

Pourtant, je dois admettre que le livre donne beaucoup plus de détails que le film, comme souvent me diriez-vous. Mais là, Sayuri nous enmène dans son univers. On la suit de son enfance à la fin de sa carrière de geisha. Elle nous fait part de ses attentes, ses doutes, ses espérances. J’ai senti  en elle, au moment de son apprentissage, une geisha qui se refusait à certaines choses, qui ne voulait pas tout accepter malgré ce que son rang lui imposait.

Au fil de son insertion dans ce monde peu connu, le récit est ponctué de petites anecdotes historiques, que ce soit sur le Japon en lui-même où sur l’univers des geishas. Par le biais de cette lecture, j’en ai appris plus sur ce pays que j’affectionne tant et ses coutumes.

Pour ce qui est des personnages rencontrés, certains m’ont énervés, d’autres m’ont ému et j’ai aimé les suivre tout au long de leur parcours.

L’écriture y est poétique, pleine de véracité et de sentiments. Les pages se sont tournées toutes seules. En ouvrant ce livre, je partais avec un a priori qui s’est très rapidement dissipé et je me suis vite laisser porter par l’histoire.

C’est une lecture qui pour moi est indispensable quand ce pays vous intrigue. Il permet aussi de remettre les choses à leur place et de « redorer » le blason des geishas qui sont souvent vues comme celles qu’elles ne sont pas.

Je recommande, ce fut un réel coup de coeur.

Nos vies s’écoulent comme des rivières à flanc de colline : nous allons dans la même direction, jusqu’au moment où un obstacle nous fait exploser en mille gouttelettes et nous oblige à changer de cours. p 163

Aujourd’hui je sais que notre univers n’est pas plus réel qu’une vague qui se dresse à la surface de l’océan. Quels que soient nos luttes, nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s’estomper, comme de l’encre diluée sur du papier. p 601

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