Synopsis

« On m’appelle Tristan, j’ai trois cent ans et j’ai connu toute la gamme des émotions humaines. Je suis tombé au lever du jour. Une nouvelle vie commence pour moi – mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu’une jeune fille a sculptée dans mon bois ?

Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir de deux amants dont je fuis la passion commune, j’essaie de comprendre pourquoi je survis. Ais-je une utilité, une mission, un moyen d’agir sur le destin de ceux qui m’ont aimé ?  »

  • Contemporain

  • Lgf

  • Le Livre de Poche

  • 8 mai 2013 (poche)

  • 181 pages

Mon avis

Pour la petite histoire, j’ai pu acheter cet ouvrage pendant le Festival du Livre de Nice le mois dernier et par la même rencontrer l’auteur. J’ai lu beaucoup d’écrits de Didier Van Cauwelaert mais je dois dire que celui – ci est de loin mon préféré.

Le principe de donner la parole à un arbre m’a beaucoup plu. Pour une fois, ce n’était pas l’humain qui était au premier plan mais la nature par l’intermédiaire de cet arbre qui a tant d’histoires à nous raconter. Il est la mémoire de cette Terre, une planète qui souffre tant de l’égoïsme de l’Homme qui l’instrumentalise.

Parmi ces hommes, il y en aura certains qui sauront faire de lui un élément central de leur histoire personnelle et c’est ce que nous allons suivre tout au long du roman. Ses propriétaires d’abord, à commencer par le Dr Lannes qui le considère comme le prolongement de sa progéniture, Yannis ensuite qui passe son temps à faire des recherches sur les arbres les plus impressionnants de sa région, puis Manon qui sera le magnifier par le biais de son art.

Ce roman est un véritable hymne à la nature, au besoin que l’Homme à des arbres et inversement. Tristan, puisqu’il est nommé ainsi nous conte alors sa vie, ses souvenirs, ses rencontres, ses racines. Il est personnifié au point que l’on oublie parfois qu’il s’agit d’un arbre.

Pour ma part, j’ai ressenti l’émotion, les questionnements, les peurs qu’il a de retomber dans l’oubli après sa chute dans le jardin du Dr Lannes. C’est d’ailleurs par cet événement que débute le roman.

La dimension écologique est très importante ici. On ressent l’amour que l’auteur a pour la nature et c’est un amour que je partage. J’ai été énormément touchée par cet écrit, j’ai même parfois versé des larmes. Ce livre m’a tout simplement bouleversée et vous le conseiller une fois ne suffirait pas.

Si vous aimez Van Cauwelaert ou si vous voulez le découvrir, vous ne pouvez pas passer à côté.

Vous l’aurez compris, c’est un véritable coup de coeur.

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