Synopsis

Mon père s’est tué d’une balle dans la bouche le 11 mars 2008. Il avait soixante-dix ans passés. Toutes ces années, nous nous sommes aimés jusque dans nos différences. Il m’a donné son nom, m’a transmis sa joie de vivre, beaucoup de sa force et aussi une longue nostalgie de sa Tunisie natale. Kinésithérapeute, il travaillait « à l’ancienne », ne s’exprimait qu’avec les mains, au besoin par le regard. Il était courageux, volontaire mais secret : il préféra toujours le silence aux paroles, y compris à l’instant ultime où s’affirma sa liberté, sans explications.

 » Ce sont les mots qu’ils n’ont pas dits qui font les morts si lourds dans leur cercueil » écrivit un jour Montherlant. Mon père m’a laissé mes mots et la force d’écrire ces pages pour lui dire mon attachement.

  • Mémoires, Biographie

  • Gallimard
  • Folio

  • 21 octobre 2010

  • 162 pages

Mon avis

L’homme qui m’aimait tout bas est un hommage de l’auteur fait à son père. Je l’ai reçu à l’occasion d’une boxe littéraire que ma soeur et mon père m’avait offert une année à Noël. Je recevais chaque mois un ouvrage différent et j’ai franchement bien aimé le principe. Malheureusement, l’aventure de cette boxe s’est terminée quelques mois seulement après la fin de mon abonnement.

Ce livre était donc dans ma bibliothèque depuis quelques mois et le système de la bookjar m’a permis de le faire sortir. Je l’ai lu assez rapidement puisqu’il ne fait même pas 200 pages.

L’écriture de l’auteur est vraie, émouvante, pleine de sentiments à l’égard de ce père qu’il a tant aimé et avec qui il a tant partagé. J’ai senti l’amour à travers les mots et cela m’a touché. On voit bien que ce décès ébranle toute une famille et qu’il va désormais falloir faire sans ce pilier qui a décidé de mettre fin à ses jours. Je n’ai pas spécialement senti de ressentiment, à l’égard de ce parent qui a gardé le silence sur son intention de se donner la mort. Bien que ce soit difficile à comprendre, on sent l’acceptation des protagonistes.

J’ai cependant trouvé l’écriture un peu « foullie ». Par moment, j’ai eu du mal à me situer dans la chronologie du récit, ce qui m’a un peu dérangé. J’aime beaucoup les récits biographiques ou autobiographiques et bien que j’ai aimé celui-ci, il ne fait pas partie de mes préférés du genre. J’ai néanmoins apprécié découvrir cette histoire et même si ça ne l’a pas forcément faire pour moi, cela peut être le cas pour vous.

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