Le combat historique du jeune avocat Bryan Stevenson. Après ses études à l’université de Harvard, Bryan Stevenson aurait pu se lancer dans une carrière des plus lucratives. Il décide pourtant de se rendre en Alabama pour défendre ceux qui ont été condamnés à tort, avec le soutien d’une militante locale, Eva Ansley. Un de ses premiers cas - le plus incendiaire - est celui de Walter McMillian qui, en 1987, est condamné à mort pour le meurtre retentissant d’une jeune fille de 18 ans. Et ce en dépit d’un grand nombre de preuves attestant de son innocence et d’un unique témoignage à son encontre provenant d’un criminel aux motivations douteuses. Au fil des années, Bryan se retrouve empêtré dans un imbroglio de manœuvres juridiques et politiques. Il doit aussi faire face à un racisme manifeste et intransigeant alors qu’il se bat pour Walter et d’autres comme lui au sein d’un système hostile.

Réalisateur : Destin Daniel Cretton

Genre : Drame, Biopic

Durée : 137

Production : Broad Green Pictures et Gil Netter Production

Date de sortie : 29 janvier 2020



Mon avis

Je suis allée voir ce film sans en attendre grand chose. J’ avais lu le synopsis, et je me suis dis pourquoi pas. Ce genre de sujet m’a toujours attiré, depuis mes années collège, lycée, et je ne manque pas une occasion de me renseigner sur le sujet par le biais de n’importe quel support.

Dans la même trempe que La ligne verte, ce film est un véritable coup de poing. Inspiré d’une histoire vraie, il dépeint le quotidien d’un jeune avocat tout droit sorti de la célèbre université d’Harvard. Ce dernier tente par tous les moyens d’innocenter des condamnés à mort de la communauté noire américaine. En Alabama, les condamnations de ce type sont monnaie courante, et très peu de juges reviennent sur une décision initiale.

C’est dans ce contexte difficile que Bryan Stevenson rencontre Walter McMillian, condamné à mort pour l’homicide d’une jeune femme de 18 ans. En rentrant chez lui après avoir passé une journée à couper des arbres en forêt, la police l’arrête. De part sa couleur de peau, il est déclaré coupable immédiatement.

Sa condamnation repose simplement sur le témoignage d’un seul homme. Témoignage qu’aucun de ces différents avocats commis d’office n’a voulu utiliser comme preuve. Brian découvrira ça en épluchant son dossier accompagné d’Eva Ansley.

Les jeux d’acteurs sont d’une force incroyable. Les rôles principaux sont joués avec justesse et chaque personnage secondaire apporte un plus à l’histoire. Rien n’est laissé au hasard.

Vous suivez le quotidien de ces hommes en prison. Vous rentrez dans leur tête et voyez très rapidement toute l’injustice qui se dégage de tout ça. Lessilence joue, pour moi, un rôle essentiel. Il renforce le caractère dramatique de la situation. Il permet au spectateur de se sentir en immersion. C’est en tout cas de cette manière que je l’ai perçu.

Certains parlent de ce film comme étant le digne successeur de La ligne verte. Selon moi, il fait au moins partie de ceux que l’on se doit de voir. Il éveille les consciences.

A la fin de la séance, il m’a fallu quelques minutes pour quitter la salle. Encore dehors, je me révoltai de la situation, et quasi deux mois après son visionnage, il est encore très clair dans mon esprit.

C’est sans aucun doute un film qui ne vous laissera pas indifférent.

Je suis fatigué patron, fatigué de devoir courir les routes et d’être seul comme un moineau sous la pluie.
Fatigué d’avoir jamais un ami pour parler, pour me dire où on va, d’où on vient et pourquoi.
Mais surtout je suis fatigué de voir les hommes se battre les uns contre les autres.
Je suis fatigué de toute la peine et la souffrance que je sens dans le monde. Il y en a trop.
C’est comme si j’avais de bouts de verre dans ma tête.

John Caffey – La ligne verte

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