Synopsis

Todd Anderson, un garçon plutôt timide, est envoyé dans la prestigieuse académie de Welton, réputée pour être l’une des plus fermées et austères des États-Unis, là où son frère avait connu de brillantes études.

C’est dans cette université qu’il va faire la rencontre d’un professeur de lettres anglaises plutôt étrange, Mr Keating, qui les encourage à toujours refuser l’ordre établi. Les cours de Mr Keating vont bouleverser la vie de l’étudiant réservé et de ses amis…

  • 17 Janvier 1990
  • Comédie dramatique
  • 2h08
  • Peter Weir
  • Warner Bros, France
  • 4 prix et 11 nominations

Mon avis

Un grand classique avec un grand C. Un regretté Robin Williams reconverti en professeur de littérature, Ronan Keating, qui veut redonner envie à ses élèves d’aimer la poésie. Un film plein d’émotions qui renoue avec l’essentiel. « Carpe Diem », une ôde à la vie et aux plaisirs simples, mais pas seulement. C’est aussi une critique bien menée de la société telle qu’elle était à l’époque et qui serait encore aujourd’hui d’actualité. Au fil de l’intrigue, grâce à l’enseignement de ce nouveau professeur de lettres, les élèves vont apprendre à penser par eux-mêmes, à s’affirmer et à stopper le dictat de l’autorité quelle qu’elle soit.

Tout ceci par le biais de la poésie qui deviendrait presque une arme. Apprendre à comprendre le sens véritable des mots et à s’exprimer avec eux. Chacun va devenir ce qu’il veut être et non ce que les gens qui les entourent voudraient qu’ils soient.

Un professeur qui saura changer le destin de ses étudiants, qui arrivera à les révéler en oubliant les conventions de son métier, en étant humain, tout simplement.

« Le cercle des poètes disparus » nous fait passer par toutes les émotions. On peut rire et pleurer la seconde d’après, se questionner, se révolter, être ému. Il nous offre la palette de tous les sentiments de la vie humaine. Que vous aimiez ou non la poésie, ce film vous touchera (ou vous a touché) d’une façon ou d’une autre.

Je vous laisse avec une citation du film qui pour moi le résume totalement :

On ne lit pas et on n’écrit pas de la poésie parce que ça fait joli. Nous lisons et nous écrivons de la poésie parce que nous faisons partie de la race humaine ; et que cette même race foisonne de passions. La médecine, la loi, le commerce et l’industrie sont de nobles occupations, et nécessaires pour la survie de l’humanité. Mais la poésie, la beauté et la dépassement de soi, l’amour : c’est tout ce pour quoi nous vivons. Écoutez ce que dit Whitman : « Ô moi ! Ô vie !… Ces questions qui me hantent, ces cortèges sans fin d’incrédules, ces villes peuplées de fous. Quoi de bon parmi tout cela ? Ô moi ! Ô vie ! ». Réponse : que tu es ici, que la vie existe, et l’identité. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime… Quelle sera votre rime ?

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