Marie Laberge| Le goût du bonheur – Gabrielle

le 7 octobre 2020 à 15:46:26

Une île non loin de Québec où les étés ont des allures de paradis. C’est là que les cinq enfants des Miller, bientôt six, grandissent entourés d’amour, dans une maison aux portes ouvertes en grand. C’est que Gabrielle,  leur mère, et Edward, leur père, n’hésitent pas à accueillir ceux dont la fortune, contrairement à la leur, n’a pas survécu au krach de 1929. Dans une société encore très dominée par une Eglise implacable pour les femmes , Gabrielle défend farouchement son clan et ce goût du bonheur qu’elle transmet à ses enfants aussi passionnés qu’elle.

Auteur : Marie Laberge

Genre : Contemporain

Nombre de pages : 868

Maison d'édition : Pocket

Date de parution : 5 avril 2007

Mon avis


Je dois ma connaissance de cette trilogie familiale à Margaud Liseuse. De passage en librairie je me l’étais procuré, et, comme souvent, il était resté un moment dans ma bibliothèque. C’est à l’occasion de ma participation au Pumkin Autumn Challenge organisé par Guimause que je me suis décidée à le lire. 

Parlons-en

Le Goût du bonheur c’est l’histoire d’une grande famille canadienne (Québec) dans les années 30.  Dans ce premier tome, on s’attarde sur Gabrielle, la mère de famille. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette femme est en avance sur son temps, bien aidée par son mari Edward, bien plus ouvert que les hommes de son temps. Gabrielle a des principes, des convictions et des valeurs qui lui tient à coeur de transmettre à ses filles. 

Dans un Canada régit par les valeurs de l’Eglise, Gabrielle doit faire face aux regards de la société mais aussi de ses deux soeurs qui sont très ancrées dans les traditions. Ce premier tome est une très bonne entrée en matière. On en apprend plus sur chacun des personnages, surtout Adélaïde, 7 ans au début du roman, qui semble être la digne successeur de sa mère. Bien souvent les personnages secondaires se trouvent bâclés, mais ici il n’en est rien. Chacun apporte une valeur ajoutée à l’histoire. Certains sont encore en retrait dans ce premier opus, à l’image d’Isabelle, la nièce de Gabrielle ou encore Germaine, qui, en dépit de ses idées parfois tranchées, risque de nous surprendre dans le second tome.

Florent, dont il sera question dans le 3e et dernier tome possède aussi un rôle primordial dans cette famille. Il est pour moi le liant de cette famille souvent tourmentée. Et que dire de Nic, le meilleur ami d’Edward, qui, comme Florent possède un rôle important. J’attends beaucoup de la suite pour en apprendre d’avantage à son sujet.

Il est autant question de liberté de la femme, de racisme, d’une société patriarcale bien trop restrictive, d’amour, de joie, de tristesse, de révolte. Autant de choses, qui, en y regardant de plus près, ne sont pas si loin de notre vie d’aujourd’hui.

La plume de l’auteur

Je dois le dire, le style m’a un peu dérangé au début. Certains mots ou expressions sont en canadien ce qui a été un peu déstabilisant. Heureusement, Marie Laberge a pensé aux non-initiés en laissant un lexique en fin de roman. Même s’il aurait été, selon moi, plus judicieux de faire des notes de bas de pages, on s’y fait assez vite.

Sinon, Marie Laberge a cette façon de nous faire très vite accrocher aux personnages. Cela donne une réelle facilité à lire les 800 et quelques pages de ce premier tome. Généralement, les « pavés » me font peur. Ici, je n’ai pas vu les pages défiler, et j’ai déjà hâte de me plonger dans le second tome. Avant ça, il faudra passer par la case libraire.

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