Synopsis

Comment se donner le droit d’exister quand son frère de neuf ans vient de mourir d’une maladie incurable ?

Prisonnière de ce drame familial, Priscille Déborah peine à trouver le sens de sa vie. Longtemps, elle se refuse au bonheur. Jeune mariée et professionnelle brillante, elle est rattrapée par la dépression. L’amour des siens n’y peut rien. A bout de forces, elle se jette sous le métro. Sauvée par miracle, elle se réveille sur un lit d’hôpital amputée des deux jambes et d’un bras. Elle est un bloc de désespoir, d’amertume et de honte.

Son salut vient de plusieurs rencontres. Elle retrouve la force de vivre, arrête de vouloir sauver les apparences, solde les comptes du passé et renoue avec sa passion de toujours : la peinture. En quelques années, elle devient une artiste exposée dans le monde entier.

Aujourd’hui, Priscille est heureuse avec son compagnon et ses deux filles. Chaque heure est une conquête contre le handicap, une incroyable histoire de résilience, de création et d’amour : oui, la vie vaut la peine d’être vécue.

  • Autobiographie

  • Les arènes

  • 4 février 2015

  • 281 pages

Mon avis

Ce livre m’a été offert par mon père à l’occasion d’un anniversaire. J’attendais le bon moment pour le sortir de ma bibliothèque et la semaine dernière je me suis dis « Pourquoi pas? ».

Le handicap est un sujet qui me parle tout particulièrement puisque j’en suis moi-même atteinte. J’aime bien lire des ouvrages qui en parlent sans pour autant que ce soit le sujet principal de mes lectures. Pour celui-ci, en lisant la 4ème j’ai tout de suite été happé.

J’ai eu cette impression magnifique que Priscille s’est servi de ce roman comme exutoire tout comme elle le fait avec la peinture. Elle aborde beaucoup de sujets qu’on ne voit pas forcément au premier abord. Ici, on parle des secrets de famille, de l’acceptation de soi, de l’envie de mourir, de la dépression, de la douleur…

Ce livre n’est pas tout rose et pourtant j’en ressors beaucoup de positif. Cette force que l’auteure a eu pour se sortir de cette torpeur, de la noirceur qui entourait sa vie suite au décès de son frère. De plus, suite à cela, elle découvre que sa famille lui cache certaines choses de son passé. Il y a un certain rapport persistant à la mort et à la maladie.

Dans ce roman, pour moi il y a deux parties : la première qui touche à la dépression, la maladie, la mort. Tout ce qui a attrait à la noirceur de la vie. L’autre serait le rapport que l’auteure entretient avec l’art, la peinture, le lâcher prise et cette envie qu’elle a eu de s’en sortir pour ne pas se laisser abattre.

Cette lecture fut une belle découverte. Elle montre aussi l’instinct de survie qui peut survenir alors qu’on ne s’y attend pas forcément. Je le conseille fortement car il peut entretenir l’espoir, aider beaucoup de personnes qui pourrait se retrouver dans une situation similaire à laquelle l’auteure a dû faire face. Pour moi c’est une formidable ode à la vie.

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