Synopsis

Quarante-cinq ans, une femme, deux enfants, une vie confortable, et soudain l’envie d’écrire, le premier roman, le succès, les lettres d’admirateurs… Parmi ces lettres, celles de Sara, empreintes d’une passion ancienne qu’il croyait avoir oubliée. Et qui va tout bouleverser. Au creux du désir, l’écriture suit la trajectoire de la mémoire, violente, instinctive – et trompeuse.

  • Roman

  • Points

  • 18 Janvier 2007

  • 195 pages

Mon avis

Quelques mots sur Delphine de Vigan (1966-)

Delphine de Vigan est romancière. Elle est notamment l’auteur de No et moi, prix des Libraires 2008, adapté au cinéma par Zabou Breitman, des Heures souterraines (2009), adapté pour Arte par Philippe Harel, Rien ne s’oppose à la nuit (2011), prix Fnac, Grand Prix des lectrices de Elle et prix Renaudot des lycéens, et de D’après une histoire vraie, prix Renaudot et prix Goncourt des lycéens. Ses livres sont traduits dans le monde entier.

Delphine de VIgan, auteur à succès de ces dernières années

Ce que j’en pense …

J’ai reçu ce livre à l’occasion d’un SWAP ayant pour thème l’hiver. J’avais déjà lu deux écrits de cet auteur : Rien ne s’oppose à la nuit et D’après une histoire vraie, deux romans que j’avais vraiment appréciés. Je ne pourrais donc pas expliquer, une nouvelle fois, pourquoi Un soir de décembre est resté esseulé dans ma bibliothèque, si ce n’est le fait que ce soit le dernier de Delphine de Vigan que j’ai en ma possession. Sur un coup de tête, j’ai décidé de l’en sortir.

L’histoire

On suit Matthieu, un quadragénaire, marié, deux enfants, écrivain à succès, travaillant en parallèle dans une agence de communication. Ce dernier reçoit régulièrement des lettres de Sara, un amour perdu, à son domicile. On connait ce que font les personnages dans leur vie mais l’histoire reste centrée sur la relation Elise / Matthieu et Sara / Matthieu, sans oublier les enfants.

Les personnages

Il y a donc Elise et Matthieu, leurs deux enfants et Sara. Les échanges entre eux sont très rares et quand ils existent, ils sont très courts. On ne voit jamais Sara qui est personnifiée par le biais de ses lettres. Elle représente l’amour, le désir, les questionnements qui peuvent en découler. En somme, tout ce qui pourrait représenter de l’inspiration pour un auteur. Depuis la publication de son dernier roman, Matthieu a ce qu’on pourrait appeler le syndrome de la page blanche. De par ces lettres, il retrouve petit à petit l’envie d’écrire et de s’isoler dans son bureau pour y parvenir. En parlant de Matthieu, je pourrais dire que ce personnage a une dimension très « psychologique ». On passe beaucoup de temps dans sa tête, nous sommes le lecteur omniscient qui connait ses pensées pendant que sa femme Elise se questionne sur le nouveau comportement de son mari.

Concernant les enfants, ils n’interviennent jamais mais sont régulièrement mentionnés par l’auteur. Elise, quant à elle, intervient peu mais apparaît souvent dans les questionnements du personnage central. On ressent bien entre eux le poids de l’habitude et de la monotonie dans le couple. Lorsque Matthieu s’éloigne, Elise ne trouve pas de solutions pour le ramener auprès d’elle. Plus le roman avance, plus leur relation se dégrade au profit de celle qui s’installe entre les lettres et Matthieu.

Mon avis

Comme tous les romans que j’ai pu lire de Delphine de Vigan, j’ai passé un bon moment. Pour autant, si les deux ouvrages que j’avais lu précédemment avaient été des coups de coeurs, celui-ci en est quand même bien loin. L’écriture est toujours aussi fluide et percutante mais l’histoire m’a moins emballée que les précédentes. Je suis contente de ne pas avoir commencé par celui -là car même si l’histoire m’a intriguée j’aurai peut être pas continué à découvrir l’auteur. Les deux autres lectures m’ont mis une claque magistrale que je n’ai pas ressentie lors de cette lecture. Je pense que l’idée aurait pu être encore plus poussée. Contrairement aux autres ouvrages, malheureusement, il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Je vous conseille tout de même de découvrir l’auteur si ce n’est pas encore le cas. J’ai été déçue car je ne m’attendais pas à ce que le sujet soit traité de cette manière et la proposition ne m’a pas séduite.