Synopsis

Et si seul le mal pouvait combattre le mal ?

Les enquêteurs les surnomment La Bête et Le Fantôme… Si les meurtres qu’ils commettent ne se ressemblent pas, leur sauvagerie est comparable. Et que penser de cette mystérieuse signature commune -*e- qui écarte la piste de serial killers isolés ? Les tueurs se connaissent-ils ?

Mais bientôt, La Bête et Le Fantôme ne sont plus seuls. Les crimes atroces se multiplient, d’abord en France, puis à travers l’Europe toute entière. La prédation à l’état brut. Une compétition dans l’horreur…

Pour tenter d’enrayer cette épidémie, et essayer de comprendre : une brigade pas tout à fait comme les autres, épaulée par un célèbre profiler.

  • Thriller

  • Pocket

  • 2 mai 2013

  • 537 pages

Mon avis

Quelques mots sur Maxime Chattam (1976-)

Né en 1976 à Herblay, dans le Val-d’Oise, Maxime Chattam fait au cours de son enfance de fréquents séjours aux Etats-Unis, à New-York et surtout à Portland (Oregon), qui devient le cadre de l’Ame du mal. Après avoir écrit deux ouvrages (qu’il ne soumet à aucun éditeur), il s’inscrit à 23 ans aux de criminologie dispensés par l’université Saint-Denis. Son premier thriller, Le 5e Règne, publié sous le pseudonyme Maxime Williams parait en 2003 aux Editions Le Masque. Cet ouvrage a reçu le prix du Roman fantastique du festival de Gérardmer. 

Maxime Chattam se consacre aujourd’hui entièrement à l’écriture. Après une trilogie composée de L’Ame du mal, In Ténébris et Maléfices, il écrit Le sang du temps (Michel Lafon, 2005) puis Le cycle de la vérité en trois volumes – Les Arcanes du chaos (2006), Prédateurs (2007), et La théorie Gaïa (2008) – aux Editions Albin Michel. Sa série Autre-Monde a paru chez le même éditeur ainsi que Léviatemps (2010), Le requiem des abysses (2011), La conjuration primitive (2013), La patience du diable (2014) et son dernier roman Que ta volonté soit faite (2015).

Ce que j’en pense …

Je connaissais Maxime Chattam pour sa saga Autre-Monde que j’avais particulièrement aimé. Un jour, étant au courant de mon penchant pour les thrillers, un ami m’a conseillé de lire ce tenant là de la bibliographie de l’auteur sans forcément me donner de titre. En farfouillant dans ma bibliothèque, sans trop de difficultés je dois dire, je suis tombée sur la Conjuration primitive.

La première chose qui m’a frappée c’est le fait de reconnaître le style de l’auteur bien que l’on soit dans un registre très différent : cette façon qu’il a de vous faire rentrer dans son univers très rapidement et de façon déconcertante. Je m’étais mis à le lire en me disant très franchement « allez on tente on verra bien, de toute façon si ça plait pas d’autres livres m’attendent ». Et là c’est la claque ! Dès les premières lignes il m’a été impossible de le lâcher et j’ai pourtant commencé à le lire juste avant d’aller me coucher. Le rythme de l’histoire est dingue et pour une adepte des thrillers comme moi, qui est tendance à penser comment le livre va se terminer, en tapant parfois dans le mile, là je me suis faite complètement avoir. Bien évidemment, au fil de la lecture, on mène soit même notre enquête sur les mystères qui entourent toute cette histoire, mais, lorsqu’on pense avoir trouvé la solution, l’auteur nous emmène complètement ailleurs et on ne voit rien venir. Tout est rondement mené : l’ambiance, la psychologie des personnages, les dialogues, l’intrigue, on a envie de connaitre le dénouement et dans le même temps on n’a pas envie de laisser partir les personnages une fois le livre refermé.

Les thèmes abordés sont ancrés dans le réel et certains passages font froid dans le dos. Maxime Chattam ne lésine pas avec la cruauté qu’il fait vivre à ses personnages. Les protagonistes sont tous, d’une façon ou d’une autre, tourmentés par un passé qui les rend « addict » à leurs affaires criminelles. Une fois le travail terminé, ils restent absorbés par ce qu’ils viennent de découvrir mais aussi par tout ce qui leur restent à tirer au clair pour mettre à jour les coupables, si bien que la tension ne se relâche jamais.

Côté lecteur, la manière dont l’auteur amène la chose nous pousse à se sentir proche des protagonistes, à avoir de l’empathie pour eux, à souffrir avec eux. Les personnages sont tellement décris avec force qu’il nous est impossible de ne pas s’y attacher. Malgré toutes les horreurs insoutenables qu’ils voient on continue de les suivre. Cette façon de faire fait clairement penser à Stephen King. D’ailleurs l’auteur ne s’en cache pas : il est pou lui un modèle en la matière. On ne peut pas lâcher ce roman, même si on le voulait c’est vraiment de l’ordre de l’impossible. Si les personnages sont addict de leurs affaires, nous nous devenons addicts de l’histoire en elle-même. Un véritable tour de force que l’auteur réussit merveilleusement.

Quand je lis les critiques, ce qui ressort le plus souvent c’est que, certes ce thriller est très bon, mais n’est pas le meilleur que l’auteur ait pu écrire. Déjà avec celui-là je suis soufflée, je me demande bien ce que les autres me réservent.

Si vous êtes férus de thrillers, ne passez pas à côté de ce que Maxime Chattam a à vous offrir dans ce genre là. Je pense que, comme moi, vous n’en sortirez pas indemne.

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